ÉGLISE NOTRE-DAME.
En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas-côtés de six travées et un choeur. Il n’y a pas à proprement parler de transept, mais deux petites chapelles sur les bas-côtés donnent à l’édifice la forme d’une croix.
Construit par M. Morvan, entrepreneur au Vieux-Marché, sur les plans de M. G. Lajeat, architecte à Lannion, l’édifice actuel eut sa première pierre bénite le 19 juillet 1884 et fut terminé en 1887.
Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, saint Yves et sainte Marguerite.

 

CHAPELLE DE KERELLEAU.
Édifice rectangulaire de la fin du XVIe siècle, désaffecté. La porte Renaissance est surmontée d’un pennon aux armes mi-parti de Quelen et de Perrien, armes de Gilles de Quelen, décédé le 6 avril 1605 et de sa femme Gilette de Perrien.
On y relève dans un cartouche l’inscription : SOLI DEO HONOR ET GLORIA.
Dans la longère, meurtrière.

CHAPELLE DE COATALLIO, détruite.

Extrait des « Bulletins et mémoires / Société d’émulation des Côtes-du-Nord » 1938
Répertoire des Eglises et Chapelles du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier (R. Couffon)
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Remerciements à l’ARSSAT pour l’aide portée pour la recherche de ce « répertoire »

 

Le texte de cet article a été fourni par le relais paroissial de Kermaria-Sulard,
si vous avez des compléments, n’hésitez pas à nous les transmettre…

 

La paroisse Ville Beate Marie Insuler est citée dans le Procès de canonisation de St. Yves en 1330. Elle est déjà une succursale de celle deLouannec (dependentis sive unite nunc ecclesie de Lohanec), dont saint Yves avait été recteur. En breton, à la même époque, le nom se dit Kaermaria.

Le nom est Kermaria en Suler dès 1438 (Arch. des C-du-N, 2 G 103), puis Kermaria Sullar au XVIIe et au XVIIIe siècles, enfin Kermaria-Sulard dès 1782.
La première municipalité y fut élue le 13 février 1790, date que l’on peut considérer comme le premier jour de la commune actuelle.

Aucun monument de cette commune n’est classé ni inscrit. Cependant, quelques-uns peuvent être signalés ici :

  • 1) la chapelle de Kerelleau (fin XVIe s.), qui porte les armes de Gilles de Quelen et de Gilette de Perrien, sa femme
  • 2) la ferme de Prat-Louët (1660),
  • 3) celle de Kergoff (1779), mais l’ancien château de Kergoff ou Kerangoff (1644) est aujourd’hui détruit ;
  • 4) 1a ferme de Kerdaniou (1786) au Pors-Bodiou ;
  • 5) plusieurs maisons anciennes, situées notamment au bourg et à Coatelec ;
  • 6) l’ancien moulin de Milin Fospoul, aujourd’hui Centre d’études biologiques
  • 7) de nombreux puits, dont celui de Kervariou ;
  • 8) des croix, notamment à Kervariou, Fospoul et Kerhuel.

Un seul événement local sera rapporté ici : le 19 juillet 1884 fut bénie la première pierre de la nouvelle église Notre-Dame, qui fut terminée en 1897.

ancienne église

Parmi les personnages qui ont laissé un nom dans l’histoire de Bretagne, on doit rappeler le souvenir des membres de la famille de Kerimel ou Kerrimel, famille tirant son nom d’une terre. située en Kermaria-Sulard :
1) Geoffroy de Kerimel, chevalier, fut tué par les Anglais à Lannion le 5 décembre 1346 (voir plus haut la notice de cette ville) ;
2) Un autre, du même nom, peut-être fils du précédent, naquit vers 1343, fut un des fondateurs du couvent des Augustins de Lannion en 1364 et un des témoins du procès de canonisation de Charles de Blois le 26 octobre l371 (il est dit alors chevalier, âgé de 28 ans et de la paroisse de Louannec – à laquelle Kermaria était rattaché). Il était maréchal de Bretagne en 1381 et 1383 (Lobineau ; Preuves, p. 566, 619 et 638).

Retrouvez, ci-dessous, l’article publié dans le bulletin paroissial de décembre 2020 concernant les nouveaux vitraux.