« L’Espérance ne déçoit point, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous est donné » (Rm 5,5). Nous traversons une longue zone de turbulence qui exige que chacun attache sa ceinture jusqu’à l’extinction des signaux lumineux. Le commandant de bord est confiant. Christ est ressuscité ; il est vivant dans ce monde angoissé.
Depuis 2020, l’année du Covid, le monde peine à retrouver la stabilité sociale, politique et économique escomptée pour une vie fraternelle paisible. Après la violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine par la Russie, événement plus bouleversant qui a fait oublier le virus, le Moyen-Orient est sous tension ; la guerre gagne du terrain, comme en Afrique…. Des innocents sont tués par milliers. De cette invasion, des voix avaient pourtant promis d’en finir si on les mettait sur le trône de Jupiter. Mais hélas, l’apôtre Paul conseillait d’être prudent : « Ne vous laissez pas trop vite mettre hors de sens …Que personne ne vous abuse d’aucune manière »
(2 Thes. 2, 2a et 3 a). Mais comme la soif de paix brûlait, on lui a donné le trône sans trop imaginer le pire. Depuis bientôt deux mois, c’est la catastrophe. Face à cet état de marasme, le Pape nous invite à ne pas perdre courage : « La guerre divise, l’espérance unit. La tyrannie piétine, l’amour élève. L’idolâtrie aveugle, le Dieu vivant éclaire. Il suffit d’un peu de foi, d’une miette de foi, très chers amis, pour affronter ensemble, comme humanité et avec humanité, cette heure dramatique de l’histoire. […] En chacun de nous, en chaque être humain, le Maître intérieur enseigne en effet la paix, pousse à la rencontre, inspire l’invocation. Levons donc les yeux ! Relevons-nous des décombres ! Rien ne peut nous enfermer dans un destin déjà écrit, pas même dans ce monde où les sépulcres semblent ne pas suffire, car on continue à crucifier, à anéantir la vie, sans droit et sans pitié » (PAPE LÉON XIV, Veillée de prière pour la PAIX, Basilique Saint-Pierre, Samedi 11 avril 2026).
Le Concile enseigne que, « Marie est signe d’espérance et de consolation pour tous les fidèles » (Lumien Gentium. n°68). Elle brille comme un signe d’espérance assurée au pied de la Croix de son Fils. Face aux difficultés de la vie, elle a gardé l’espérance. C’est le mois de mai, c’est le printemps et c’est une belle manière de fêter Marie au moment de l’explosion florifère. Comme Marie, ne perdons pas confiance. Le Pape au Cameroun proclame que : « La paix ne se décrète pas : elle s’accueille et se vit. Elle est un don de Dieu qui se développe à travers un travail patient et collectif. Elle est de la responsabilité de tous, en premier lieu celle des Autorités civiles » (15 avril 2026). Et en Angola, il ajoute qu’il « faut regarder vers l’avenir avec espérance et construire l’espérance de l’avenir. Jésus Ressuscité nous encourage à être les témoins de sa résurrection et les acteurs d’une nouvelle humanité et d’une nouvelle société. » (La Croix, lundi 20 avril 2026- Quotidien n°43502, pge 13).
Que Notre Dame de la Paix soutienne notre espérance.
Père Albert




