« Que retenir » ?
Il y a des évènements qui marquent les consciences ; celui du voyage apostolique du Pape Léon XIV enFrance du 25 au 28 septembre dernier en est une belle illustration. Mais que peut-on en retenir ?
S’il y a une chose qui sous-tend le pontificat de Léon XIV, c’est la PAIX. Dans toutes ses prises de paroles, ila appelé toutes les couches sociales à la culture de la paix.
Dans son premier discours au Palais de l’Élysée devant le Président de la République, les Autorités civiles etle corps diplomatique, le Pape déclare : « Face aux bruits de bottes et aux crises multiformes qui ébranlent notre monde, la France a la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme » ; elle doit « creuser le sillon d’une paix désarmée et désarmante. »
En se présentant au siège de l’UNESCO « en tant que témoin de la paix », il dit aux États membres que les traités ne sont pas suffisants eux-mêmes : « ils ont besoin d’une culture de la paix et d’un engagement commun en faveur de la paix qui les soutiennent. La paix ne peut être construite seulement par des traités, ni par des compromis entre des forces opposées. La paix est authentique lorsqu’elle jaillit de la vertu de la justice plutôt que d’un simple contrat, et d’une volonté droite plutôt qu’un équilibre instable d’intérêts ».
Aux vêpres avec les prêtres, les diacres, les personnes consacrées, le Pape leur rappelle que « l’écoute communautaire des Écritures et la prière nous permettent de voir les événements historiques à la lumière de Dieu, de démasquer les rapports de pouvoir injustes et de préserver les germes de justice et de paix. C’est donc l’espérance qui nous anime, et non la résignation ». « La joie eucharistique s’affirme et se répand là où l’harmonie est retrouvée, là où l’autorité devient service, là où la liberté reprend son cours ».
Au Stade de France, face à une jeunesse en liesse, il crie, « vous êtes les saints de France » ! oui, c’est honorifique mais surtout exigeant, car, le Pape ajoutera aux jeunes : « pour grandir en sainteté et améliorer notre société, soyez des lumineux témoins » de l’Évangile. Le Pape est joyeux de voir ce nombre
impressionnant des jeunes « animés de la volonté de se mettre au service de la paix qui fait grandir hommes et femmes, en transformant les peurs en espérance, et les plaintes en engagement responsable ».
« Celui qui suit Jésus sur le chemin du service humble et gratuit est libéré de l’angoisse et retrouve un nouvel enthousiasme faisant l’expérience de la joie et de la paix intérieures. »
« L’histoire de l’Église et de l’humanité n’est pas écrite par ceux qui donnent l’impression de vaincre en s’imposant et en occupant l’espace mais par ceux qui font de la place, instaurent des processus de paix, suscitent la confiance et encouragent la vie » dira-t-il à la Maison Bakhita.
Le soir-même, arrivé à Lourdes, il s’est rendu à la Grotte des apparitions pour prier : « Nous te prions, Notre Dame, pour la France, […], obtiens pour son peuple le don de la concorde fraternelle ; obtiens des dirigeants sages et généreux, prêts au sacrifice d’eux-mêmes…Qu’ils la gardent en paix…Qu’ils fassent entendre sa voix pour promouvoir la défense des droits humains fondamentaux, ainsi que la paix dans le monde, rejetant à jamais les logiques de guerre. » Aux évêques il ajoutera : « le message de paix qui prend sa source en Jésus est attendu » ; « ayez toujours le courage de reconnaître les fautes dans l’amour de la Vérité…Levez-vous avec espérance, et ne vous lassez pas d’annoncer l’Évangile ».
A Metz, le Pape citant Schuman dit : « La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. Favoriser la paix est une œuvre active ».
Oui, chers paroissiens, chers lecteurs et lectrices de la Voix de Notre-Dame de la Clarté, « continuons à marcher ensemble, unis dans la sainte Mère l’Église, pour la gloire de Dieu et au service de son Royaume d’amour, de justice et de paix ». C’est le chemin de la sainteté dont tous et chacun devraient rêver.
Bonne Fête de la Toussaint !
Père Albert




