Nous sommes entrés en été. Le soleil s’est déjà invité depuis mai. Ce temps est toujours agréable pour des rencontres multiculturelles et pluridimensionnelles. Des festivals, des régalades et des soirées récréatives viennent agrémenter cette période estivale.
Pour notre part, deux grands pardons marquent le point d’honneur : Sainte Anne à Trélévern le 25 juillet et Notre Dame de la Clarté à Perros-Guirec le 15 août.
Il y a 402 ans que sainte Anne, apparaissant en Bretagne à Yvon Nicolazic, lui avait dit :
« Ne zousket : Me zo Anna, mamm Mari ». « Yvon, ne crains rien, je suis Anne, mère de Marie ». Depuis cette apparition au Hameau de KerAnna près d’Auray en 1624, le culte de sainte Anne a pris un énorme essor.
C’est ainsi que l’église de Trélévern reconstruite entre 1912-1914 a accueilli Sainte Anne le 26 juillet 1914, et depuis lors, une foule considérable se rassemble chaque année à Trélévern pour honorer la Mère de la Bienheureuse Vierge Marie. Par ses mots à Nicolazic, sainte Anne nous invite à faire confiance à l’amour de Dieu qui nous surprend et nous dépasse. C’est dans cet esprit d’abandon et de confiance en Dieu qu’elle a élevé sa fille.
« Tout ce qu’il vous dira, faites-le »
Nous nous rappelons les circonstances de cette exhortation. Selon saint Jean, c’est lors d’un mariage où la limite humaine s’est trouvée confrontée à un manque. Ce soir-là, le maître de la noce était limité en boisson. Situation qui pouvait laisser tristes les convives.
La Vierge Marie ne perd pas confiance. Elle a pressenti que Jésus avait une réponse plus immédiate au besoin de ce couple. Elle envoie les serviteurs se mettre au service du Seigneur afin que s’accomplisse le signe qui doit se réaliser. Elle nous appelle à faire la volonté de Dieu dans notre vie.
La Vierge Marie nous invite à ne pas perdre confiance. Elle nous invite à nous mettre au service du Seigneur afin que, par nos bonnes œuvres, nous puissions rendre présent son règne d’amour.
Beaucoup d’événements nous poussent à avoir raison d’être tristes et même de nous décourager, mais notre confiance en Dieu doit être absolue. Il nous dit de remplir de joie les cœurs de ceux qui n’en peuvent plus de la vie. Il nous dit d’espérer contre toute espérance, nous avons du prix à ses yeux. Jamais Dieu ne faillira à sa volonté de vouloir un monde où règne sa paix.
Si nous avons choisi, pour thème du grand pardon Notre-Dame de la Clarté, ces paroles de la Vierge Marie aux serviteurs de la Noce de Cana (cf. Jn 2, 1-11), c’est pour inviter chacun à la sérénité de vie. En écoutant l’exhortation de notre Mère, nous nous mettons au service d’un monde humain. « Nous croyons que tout effort humain authentique visant à coopérer avec le Christ pour le bien sera béni par le Père céleste en qui nous plaçons notre espérance » (Pape Léon XIV, Magnifica Humanitas, 2).
Vivement que les mois d’été soient joyeux et ouverts car « la dignité que l’Esprit Saint sculpte en chacun de nous se reconnaît dans la capacité de choisir et d’aimer gratuitement, d’entrer dans des relations authentiques » (Idem, 233). Sur les conseils de notre Mère, soyons au service de la charité dans la paix.
Père Albert





