ÉGLISE SAINT-JACQUES LE MAJEUR
Édifice rectangulaire comprenant une nef romane du XIIe siècle avec bas-côtés de six travées, allongée d’une nef du XIVe Siècle avec bas-côtés de cinq travées (classé).

 
Le portail ouest, du début du XIVe siècle, ainsi que la partie basse de la tour, est d’un très beau tracé ; la plateforme de la tour et la coupole datent du début du XVIIe siècle. Les arcades de la nef romane sont à triples rouleaux et reposent sur des colonnes dont les chapiteaux ont leurs corbeilles et leurs tailloirs cylindriques indiquant une influence normande. Les corbeilles sont décorées de sculptures, l’une d’elle représente le sacrifice d’Abraham. Le mur, au-dessus des grandes arcades du XIIe siècle, est raidi par des colonnettes coupées par un cordon horizontal. La longère midi a été presqu’entièrement refaite à l’époque moderne mais renferme le porche primitif surmonté d’un gable (1) et dont les colonnes ont leurs chapiteaux sculptés du XIIe siècle. La longère nord porte la date de sa réfection en 1553.

 
Mobilier : Maître-autel du XVIIe siècle ; chaire de 1760 ; bénitier en pierre du XIIe siècle (classé) ; ancienne mesure à blé (classée) ; balustre des fonts du XVIIe siècle ; statues anciennes de saint Jacques, saint Jean-Baptiste, sainte Vierge, saint Laurent, sainte Catherine, saint Yves, et moderne de saint Guirec.

 
CHAPELLE DE PONT-CAOUENNEC, dédiée à saint Samson, détruite. La maison construite à son emplacement est décorée d’une porte, en provenant, ornée des armes des Jacob de Kerjégu : de gueules au chevron d’argent accompagné de trois coquilles de même.

 
CHAPELLE DE L’ILE-AUX-MOINES, détruite.
Dans l’une des sept Iles, dite Ile-aux-Moines ou Enez-ar-breur, il y avait un couvent de Cordeliers qui, suivant le père Gonzague, émigra à Plouguiel en 1483 à cause du climat.
Les moines de Bégard réclamaient en 1567 la propriété de ce couvent et de l’église rasée par les Anglais et revendiquaient la propriété des sept Iles qui leur fut reconnue lors de la réformation du duché et confirmée le 26 juillet 1740.
Leurs titres de propriété ne paraissent cependant concerner que l’Ile Tasveac, ancien nom de Thomé.

 
A l’entrée de Trestraou, croix dite Kroas-Kin et portant l’inscription : Y. MENART P. R. D. PENROS (M. Menart prieur recteur de 1576 à 1624).

Extrait des « Bulletins et mémoires / Société d’émulation des Côtes-du-Nord » 1938-1939 ou 1940
Répertoire des Eglises et Chapelles du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier (R. Couffon)
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
Remerciements à l’ARSSAT pour l’aide portée pour la recherche de ce « répertoire »

(1) Surface décorative pyramidée ou mur léger de même forme, à rampants moulurés, qui couronne certains arcs (portails gothiques, etc.).

Au cœur du centre-ville, l’église Saint-Jacques frappe le visiteur par son portail ogival accolé à une tour carrée en granit de l’Ile Grande (XIVe), surmontée d’un dôme prolongé par une flèche pyramidale en granit de La Clarté-Ploumanac’h (XVIIe).

L’église Saint-Jacques, classée monument historique en 1901, a été édifiée à partir de la fin du XIe siècle, sur la colline dominant le vieux Perros.

De l’édifice initial, il demeure la nef romane et le porche sud.

Les dix piliers de la nef romane (XIe et XIIe siècles) présentent des chapiteaux sculptés de motifs celtiques ou bibliques. En particulier, le deuxième pilier représente l’arrivée de Saint-Guirec à Perros.

Le tympan du porche sud représente le Christ entre le lion de Saint Marc et l’aigle de Saint Jean.

Une nef gothique est venue prolonger la nef romane au XIVe siècle. La tour carrée date également de cette période ; la balustrade et le curieux dôme à flèche pyramidale la surmontant sont du XVIIe siècle. Les deux transepts ont été ajoutés au XXe siècle.

A l’intérieur, le visiteur pourra découvrir un beau retable du XVIIe siècle comprenant dix-neuf statuettes finement façonnées.

Retable au 19 statuettes

L’église renferme aussi un bénitier du XIIe siècle et une mesure à grains du XIVe siècle ; cette mesure était utilisée pour recevoir et évaluer les offrandes en grains.

L’orgue a été réalisé en 1996-1997 par Yves Fossaert ; celui-ci a utilisé au maximum des techniques anciennes et des matériaux traditionnels tels que le chêne ou le plomb.

 

Voir également la page consacrée au chemin de croix peint par Marcel Le Toiser.

P.-S.

 On y célèbre les mariages, les baptêmes ainsi que les funérailles.
 Horaire des messes hebdomadaires toute l’année :

    • le mercredi à 18h
    • le dimanche à 11h.

 Heures d’ouvertures
du 1er octobre au 30 mars :

    • lundi et samedi : 9h30 – 12h (fermée l’après-midi)
    • du mardi au vendredi : 9h30 – 17h.

Du 1er avril au 30 septembre

    • Du lundi au dimanche : 9h30 – 19h