Troisième dimanche de Pâques, Homélie du Père Albert,
26 avril 2020

Dimanche 26 avril 2020 — Dernier ajout samedi 2 mai 2020
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HOMÉLIE DU TROISIÈME DIMANCHE DE PÂQUES.

Évangile de Jésus-Christ selon St Luc : 24 (13-35).

Autres liens pour lire l’Évangile : https://www.vaticannews.va/fr/evangile-du-jour.html
Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones
l’Évangile au Quotidien

Homélie du 3e dimanche de Pâques de l’année liturgique A
Ac 2, 14.22b-33 / Ps 15 / 1 p 1, 17-21 / Lc 24, 13-35

Frères et Sœurs, bonjour !

Le troisième dimanche de Pâques, comme chaque année, nous donne à méditer la belle page de l’Évangile selon saint Luc. Une catéchèse toute faite sur l’importance de la Parole de Dieu, L’Eucharistie et la joie de la mission.

L’évangéliste situe son récit juste le matin de Pâques où se vit un découragement, une certaine déception, des questionnements et aussi de la peur.

Deux disciples quittent Jérusalem pour rentrer chez eux. Ils avaient tout abandonné pour suivre Jésus. Ils avaient mis toute leur espérance en lui. Et voilà que le fondement de leur foi s’effondre. Jésus est arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. Alors les deux disciples s’en retournent à la maison. Mais, « Jésus s’approche et marche avec eux. » C’est une approche discrète, en forme d’accompagnement. Il écoute les disciples attentivement et les laisse « vider leur sac ». C’est important pour eux de pouvoir dire toute leur tristesse. Jésus marche avec eux, à leur pas.

Tout comme les disciples, les deux d’Emmaüs en l’occurrence aujourd’hui, nous connaissons des situations douloureuses ; ici et ailleurs, nous sommes sous le joug d’un virus. Le même Christ nous rejoint dans nos lieux de confinement ; il est là, au cœur de nos vies. Cette rencontre est possible quand j’aide l’autre, quand je l’écoute avec respect et lui laisse le temps de raconter son histoire, ses angoisses, sa lassitude.

C’est alors qu’intervient le deuxième partage, celui de la Parole. Sur la route, Jésus prend le temps d’expliquer aux deux disciples, toutes les Écritures, Moïse, les prophètes. Il leur fait comprendre que tous ces textes parlaient de lui. Et il ajoute : « Il fallait que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans la gloire du Père. » Il fallait que l’amour de Jésus aille jusque-là pour que nous comprenions, que nous croyons que nous sommes aimés.

C’est en prenant le temps de ce partage de la Parole que nous comprenons tout cela. Prenons le temps en famille d’écouter les questions que chacun porte. Et expliquons-nous les uns aux autres pourquoi ce texte nous rejoint. Alors, notre vie est en lien avec les paroles du Seigneur. Nous vivons ou nous rencontrons autour de nous des problèmes douloureux, la maladie d’un proche, la violence, l’exclusion. Mais avec la lumière de Pâques, nous découvrons que nous sommes passionnément aimés. Ce partage nous fait chaud au cœur. Dans nos nuits nous ne serons plus seuls.

Maintenant, les deux disciples sont arrivés dans leur village d’Emmaüs. L’étranger qui marche avec eux continue la route. Mais les disciples lui demandent de passer la nuit avec eux. Au moment du repas, c’est Jésus qui prend le pain, le bénit et le partage devant eux. Alors, leurs yeux s’ouvrent et ils le reconnaissent. C’est de la table de l’Eucharistie qu’il s’agit. En ce dimanche nous n’avons pas la joie d’y prendre part, mais nous devons reconnaitre le Ressuscité dans la présence du frère, de la sœur, de l’époux et de l’épouse ; du médecin traitant ou du malade… et de devenir témoins de sa résurrection. Nous sommes appelés à une vraie solidarité avec tous ceux qui nous entourent, spécialement les plus pauvres. Nous disciples du Christ, nous devons être là, présents. Quand nous partageons avec celui qui a faim, quand nous accompagnons les blessés de la vie, ce sont des signes forts qui font reconnaître le Christ vivant aujourd’hui dans le monde.

Rappelons-nous qu’à la fin de chaque célébration, nous sommes envoyés pour témoigner simplement de notre foi et de notre espérance. L’apôtre Pierre nous redit que nous avons été « rachetés par un sang précieux, celui d’un agneau sans tache, le Christ ». Il est vraiment ressuscité ; il est vivant au milieu de nous. Alléluia !

Père Albert

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