Sixième dimanche de Pâques,
Homélie de Christian Cantegrit, diacre, 17 mai 2020

Vendredi 15 mai 2020 — Dernier ajout jeudi 28 mai 2020
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HOMÉLIE DU sixième DIMANCHE DE PÂQUES.
Suite du saint Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ selon Saint Jean (XIV, 15-21).

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Dimanche 17 mai 2020

Frères et sœurs, dans l’évangile de ce dimanche, Jésus anticipe, prend une avance sur ce sentiment d’abandon que pourraient éprouver ses disciples. Jésus est en effet sur le point de quitter ses chers disciples mais il ne les laissera pas orphelins. Il va leur envoyer une personne divine pour les consoler, les soutenir et leur venir en aide. C’est l’Esprit Saint qui sera non seulement avec les croyants mais aussi en eux pour les instruire.

Cet évangile est en fait un extrait du long discours d’adieu de Jésus. Cet extrait peut se résumer ainsi : par mon départ physique, je ne serai plus au milieu de vous mais vous ne vous sentirez pas orphelins, seuls abandonnés dans la mesure où vous continuerez à vous ouvrir à l’esprit de vérité et d’amour qui a marqué ma vie ; alors vous ferez l’expérience d’une forme de présence qui sera source de vie en vous.

Jésus fait donc une promesse fondamentale à ses disciples. Il va leur donner ce à quoi ils n’auraient jamais pensé, un consolateur qui sera toujours avec eux

Ce consolateur nous est aussi, bien évidemment, donné à nous, il est celui qui se tient près de nous, qui parle pour nous et qui nous conseille dans la marche à suivre en nous rappelant des instructions déjà reçues. Comme un avocat il nous aide à comprendre ce que dit le juge et il nous guide dans la manière de nous adresser au juge.

Jésus identifie ce consolateur comme l’Esprit de vérité et il le met en contraste avec l’esprit de l’erreur et du mensonge qui règne dans le monde. Jésus dit en fait aux disciples qu’il est la Vérité et celui qu’il demande au père est bien l’Esprit de vérité car il est toujours conforme à la Parole révélée.

Ce consolateur n’a rien à voir avec les gens du monde, le monde ne peut le recevoir ; le monde ne le voit point mais le disciple lui le connaît parce que l’Esprit Saint vit en lui.

Frères et sœurs, Jésus fait ainsi plusieurs promesses à ses disciples et à tous ceux qui le suivront :

1re promesse : celle du don de l’Esprit de Dieu … Afin de nous assister dans notre vie et nous aider à surmonter les obstacles. Il va donc nous éclairer et nous aider sur le chemin de nos vies.

2e promesse : celle de la présence de Jésus Christ … Ainsi par l’Esprit Saint, Jésus-Christ fait sa demeure en chacun, chacune de nous, il habite en nous, participe à notre vie, nous transforme en profondeur et change notre façon d’être.

3e promesse : celle de la vie en Jésus-Christ … Ainsi la foi est l’œuvre de Dieu en nous et nous pouvons la vivre pleinement et librement, n’est-ce pas merveilleux, en effet, de savoir que notre foi c’est avant tout voir le Christ vivant dans notre vie ? Nous lions ainsi notre vie à la sienne.

Ainsi frères et sœurs, en ce 6e dimanche de Pâques, Jésus nous réconforte avant son départ, il nous rassure sur la suite en nous faisant ces trois promesses, celle de l’Esprit, celle de sa présence et celle de sa vie .. . Trois promesses qu’il encadre par une quatrième : celle de l’amour qui surpasse les trois autres. Finalement il nous fait la plus belle promesse qui puisse exister : celle de l’amour divin !

Soyons rassurés donc assurés que cet Esprit qui nous est donné peut nous conduire, nous aider à discerner, à faire des choix de vie imprimé par l’Ecriture. Il est avec nous et il ne cesse de nous indiquer le lieu du passage pour recevoir la véritable marque, le véritable sceau du divin dans notre humanité. L’Esprit à la capacité de faire naître autre chose. C’est cette naissance à autre chose que nous indique Jésus ce matin.

A toi la gloire ô ressuscité, à toi la victoire pour l’éternité !

Christian Cantegrit
(Crédit photo : Thomas Devinc)