Mais qui est donc Jésus ? Enregistrer au format PDF

Lundi 17 décembre 2018 — Dernier ajout vendredi 2 août 2019
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Nous n’allons pas laisser étouffer le fabuleux mystère de Noël, le mystère du Verbe fait chair, sous les wagons de dindes, les cadeaux enrubannés, les boîtes de chocolat ou les chapelets de boudins blancs. Non ! Nous allons essayer de vivre un vrai Noël en nous plaçant devant Dieu en cette nuit où naît le jour le plus lumineux, où se réalise l’événement le plus fabuleux de toute l’histoire de la planète : Dieu vient chez nous …

Ne passons pas à côté de ce mystère : l’Emmanuel, Dieu vient chez nous, pour qu’un jour nous allions chez lui. Dieu qui s’humanise pour que l’homme se divinise. Dieu qui s’invite sur la terre pour nous inviter dans son royaume d’éternité.

« Je vous annonce…une grande joie : aujourd’hui…vous est né un Sauveur », disait l’ange aux bergers de Bethléem (Luc,213-14). Noël, malgré le refus d’hébergement et le dénuement de la crèche, malgré les immenses souffrances de tant d’enfants dans le monde, ne peut que réjouir profondément un cœur chrétien. Se souvenir de sa présence à nos côtés, de l’Emmanuel et savoir que nous sommes programmés pour être fils avec le vrai Fils, ne peut que nous aider à ouvrir notre cœur.

Le Verbe se fait chair en cette sainte nuit : que notre joie intérieure se fasse aussi charnelle et n’hésitons pas à vivre cette période également dans la convivialité d’un bon repas et dans la gentillesse de cadeaux réciproques !

Dorénavant, nous ne sommes plus seuls puisque Dieu a choisi d’être définitivement avec nous, jamais plus sans lui ! et cette révélation qui nous est faite dans la nuit de Noël illumine à présent notre vie bien au delà de notre existence terrestre. Si l’Emmanuel est né de nuit, n’est-ce pas aussi pour naître dans toutes les nuits de nos soucis, de nos deuils, de nos maladies ?

Ainsi, que nos sœurs et nos frères dans la peine et la souffrance soient consolés au soir de la Nativité, eux qui, comme Jésus, sont livrés à tous les courants d’air, au froid de l’absence et de la solitude, pauvres comme sur la paille de l’étable .

Que ce temps d’Avent, qui annonce le merveilleux événement, nous porte toutes et tous à nous aimer encore davantage les uns les autres comme cet enfant déposé dans une mangeoire, qui nous a aimés le premier …

A toi la gloire ô ressuscité, à toi la gloire pour l’éternité !

Christian Cantegrit, diacre permanent