L’espérance en période de COVID

Mercredi 28 octobre 2020 — Dernier ajout 0000
0 vote

L’espérance en période de COVID

  Par ordonnance du Pape Grégoire IV, la Toussaint est célébrée le 1er novembre dans le monde entier, depuis 835. Elle est dédiée à tous les saints. Selon Mgr Robert Le Gall, « cette célébration groupe non seulement tous les saints canonisés, c’est-à-dire ceux dont l’Église assure, en engageant son autorité, qu’ils sont dans la Gloire de Dieu, mais aussi tous ceux qui, en fait et les plus nombreux, sont dans la béatitude divine »1.

  Il s’agit donc de toutes les personnes, canonisées ou non, qui ont été sanctifiées par l’exercice de la charité, l’accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine. C’est la fête de tous ceux et celles qui partagent la vie, la paix et le bonheur de Dieu. Cette fête rappelle donc à tous les fidèles, la vocation universelle à la sainteté ; voilà pourquoi l’Église commémore le 2 novembre (au lendemain de la Toussaint) tous les fidèles défunts. Nous sommes ainsi tournés vers l’avenir. Avec la foi et l’amour, nous vivons dans l’espérance. La vie chrétienne, à la suite du Christ, est une vie d’espérance.

L’espérance de Jésus

  Après la mort, la prière de l’Église répond à un double souci : d’une part, aider celui qui paraît devant Dieu, en sollicitant le pardon de ses fautes, d’autre part, encourager l’espérance de ses proches, en proclamant la foi chrétienne dans la résurrection. « Cette foi, fondée sur l’enseignement du Christ : « Je suis la Résurrection et la Vie », puise toute sa force dans la Résurrection du Christ lui-même » (Théo. Encyclopédie catholique pour tous, 886 b).

  Les Évangiles nous présentent Jésus en un infatigable espérant. « Le Fils de l’homme n’a pas où poser la tête » (Mt 8, 20), mais il n’a jamais perdu son dynamisme intérieur. Pour Lui, toute vie a un sens. Jésus n’ignorait pas ce qui allait mal. Dans toutes les situations qu’il rencontrait il montrait toujours des signes d’avenir. Il appelait toujours à croire en l’avenir : « …Ne crains pas, crois seulement… » (Mc 5, 36) et « tu verras la gloire de Dieu » (Jn 11, 40). Pour Jésus, la fatalité n’existe pas. Jésus rendait l’espérance à ceux et celles qui en étaient dépourvus. Jésus rend encore aujourd’hui l’espérance aux découragés de la vie. Il faisait tout pour que chacun puisse relever la tête et reprendre confiance.

  Les chrétiens croient en Jésus, le Christ, l’Oint de Dieu, celui qui Le rend présent dans nos vies et qui nous dit que Dieu est Père. Dieu accompagne aujourd’hui encore chacune de nos histoires personnelles. Il se fait connaitre à chacun d’entre nous dans nos semblables.

  La crise sanitaire pousse l’humanité à se poser les questions essentielles. Elle « a réveillé un moment la conscience que nous constituons une communauté mondiale qui navigue dans le même bateau, où le mal de l’un porte préjudice à tout le monde »2. L’espérance selon Jésus c’est témoigner d’un Dieu amour et pardon. La vie n’est pas facile, mais à chaque pas que nous faisons nous savons que Dieu est avec nous. L’amour de Dieu nous invite à prendre un chemin de sainteté, c’est-à-dire d’avenir avec Lui, dans sa lumière.

Père Albert

1 Dom Robert Le Gall, Dictionnaire de Liturgie, Éditions CLD
2 François, Fratelli tutti, n° 32