Église Saint-Léonor et Sainte-Anne de Trélévern : historique

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Église Saint-Léonor et Sainte Anne de Trélévern

Téléchargez le triptyque pour la visite de l’église.

Trélévern est située au cœur du Trégor, à 10 km de Lannion et de Perros-Guirec, face à la réserve des Sept-Îles. Sa superficie est de 6,9 km² et compte environ 1300 habitants (les Trélévernais). Sa spécialité gastronomique est le « Palmier de Trélévern », pâtisserie réputée.

Son église Saint-Léonore et Sainte-Anne remonte au XVIe siècle dans un style architectural typique du Trégor. On y vénère particulièrement Sainte-Anne aux environs du 26 juillet.

Elle est dédiée à saint Léonore, originaire d’Irlande, qui serait venu évangéliser la Bretagne vers le milieu du VIe siècle, puis devenu évêque d’Aleth (actuel Saint-Malo).

statue de saint Léonor

 

  Selon les sources, il s’agit de saint Léonor
ou de saint Léonore !
http://www.infobretagne.com ou https://www.saint-lunaire.fr

 

extrait des cahiers de la société d’émulation

 

 

Le texte de cet article a été fourni par le relais paroissial de Trélévern,
si vous avez des compléments, n’hésitez pas à nous les transmettre…
 
Patrimoine de Trélévern

L’église Saint-Léonor et Sainte-Anne (1912-1914), autrefois dédiée à la Vierge Marie est bénite le 27 juillet 1914. En forme de croix latine et lambrissée, elle comprend une nef avec bas-côté sud de trois travées et clocher-mur, un transept et un chœur peu accentué.

Elle est due aux plans de M. Faure. La bénédiction de la première pierre de l’édifice actuel a eu lieu le 26 juillet 1912 et la bénédiction de l’église le 27 juillet 1914. L’on a conservé la sacristie ancienne datée de 1822. Les seigneurs de Kergouanton étaient les fondateurs de l’église paroissiale. L’église primitive aurait été saccagée et détruite pendant les guerres de succession de Bretagne, avant d’être reconstruite : « Elle fut détruite pendant la guerre de Succession du duché ; et noble Olivier Thomas, désirant la reconstruire, demandait au Pape, le 3 juin 1382, des aumônes et des indulgences ».

Des travaux de restauration ont lieu de juillet 1730 à juin 1731 et se sont poursuivis jusqu’en 1736. D’après un acte signé de Christophe Du Chastel, évêque de Tréguier de 1466 à 1479 et de Rolland Huet, curé desservant Trélévern, la famille de Louis Loz (seigneur de Kergouanton) aurait possédé jadis une chapelle intitulée « Saint-Laurent du Wern » dans l’église paroissiale. Vincent Augustin Le Provost (homme de loi demeurant à Saint-Brieuc) la cède plus tard à la commune par acte daté du 26 septembre 1800. La chapelle Saint-Laurent est ensuite détruite pour rénover l’église. Une compagnie du Saint-Sacrement y est établie le 11 janvier 1632 (par un acte notarié signé par Pierre Loz de Kergouanton, Françoise de Kergroadez, le curé Le Normand et le recteur Hervé).

En 1824, le recteur Jean Dollo fait l’acquisition de deux cloches (bénites le 7 juillet de la même année) : l’une est nommée Marie-Jeanne et a pour parrain Jean Dollo et pour marraine Marie Yvonne Le Goaziou (fille de Monsieur Le Goaziou, notaire royal, propriétaire du château de Kergouanton) et l’autre nommée Anne-Laurence. Elle abrite des statues anciennes de la sainte Vierge et de sainte Anne et, parmi les modernes, de saint Yves ;

 

 
La chapelle Saint Adrien
Ou Saint Riec (XV-XVIIe siècle).

Il s’agit d’une ancienne possession de l’abbaye de Bégard et la chapelle était dédiée semble-t-il jadis, à saint Driec ou Drien ou Riec (en 1579). Elle est édifiée à la fin du XIVe siècle ou au début du XVe siècle par les moines cisterciens de Bégard sur un domaine appartenant à l’abbaye. " Dite Saint-Drien jusqu’au début du XVIIe siècle, elle figure parmi les possessions de Bégard. Lors de la réformation du duché, les moines revendiquèrent l’île de Siecq comme issue de Saint-Drien mais n’eurent pas gain de cause sur ce dernier point. Ils firent exprès d’embrouiller les choses et baptisèrent alors Saint-Cyriaque la chapelle Saint-Drien. L’édifice actuel, de plan rectangulaire, date de 1857 (R. Couffon).

Après que le pignon Ouest et que le clocheton se soient écroulés en 1906, elle est restaurée par l’abbé Goarin. La toiture s’écroule en 1917 et oblige le recteur Alain Saliou à la restaurer à neuf. Elle est inaugurée le 4 avril 1921. Elle abrite une statue de la Vierge à I’ Enfant, en pierre polychrome et datée du XVIe siècle. La cloche « Adrien-Marie » est bénie le 7 juillet 1824 et a pour parrain et marraine Guillaume Omnès et Marie Ropartz. On peut voir les armes de la famille de Loz, seigneurs de Kergouanton, à l’intérieur de l’édifice ;

 
Étymologie et histoire de Trélévern

Trélévern (ou la paroisse de Treslever ou Trezlever) tire son nom de « treb » (village) et du nom « Lévern » ou « Lever » (anthroponyme breton inconnu). Le territoire de Trélévern est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Louannec.

La paroisse de Trélévern est mentionnée lors de l’enquête du procès de canonisation de Saint-Yves en 1330. En effet à cette époque « Guillaume, fils d’Aymonel, de la paroisse de Trélévern, diocèse de Tréguier, âgé de 40 ans » (témoin n°38) et " Guillaume, fils de Alain Kozh, de la paroisse de Trélévern, âgé de 50 ans ou environ "(témoin n° 102) déposent lors de l’enquête sur la vie de Saint Yves. Au XVe siècle, Trélévern est le siège de la châtellenie de Kergouanton (ou Kergouaton ou Kergonanton) qui a donné son nom à la famille de Loz de Kergouanton. Le territoire de la paroisse de Trélévern est diminué de celui de Trévou-Tréguignec, érigé en succursale par ordonnance du 23 juin 1842. L’ancienne paroisse de Trélévern faisait partie du diocèse de Tréguier. Elle dépendait de la subdélégation de Tréguier et ressortissait au siège royal de Lannion. Elle relevait du roi. La cure était à l’alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Trélévern dépendait du doyenné de Perros-Guirec.

 
Île Thomé

C’était un ancien bien de l’abbaye de Bégard dit anciennement Tasveac et encore indiqué ainsi sur la carte de Jaillot datée de 1696. Il ne semble pas cependant qu’il y ait eu au moyen âge de prieuré dans l’île. Le 18 septembre 1515, Pierre de Kerleau, abbé de Bégard, louait en effet l’île au sr. de Kergouanton pour dix-huit années, mais s’y réservait le droit de chasse (R. Couffon).

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Trieveleveron, Trielevaren, Tresveler, Treslever, Trezlever (en 1330), Treleguern (en 1395). La forme Trélévern apparaît dès 1426 Archives de Loire-Atlantique, B2980).

  à consulter également, l’article consacré au chemin de croix

  à télécharger, le triptyque pour une visite de l’église (édition de juillet 2021

 

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