« Choisir l’espérance » Enregistrer au format PDF

Mardi 1er novembre 2022 — Dernier ajout 0000
Éditorial par le Père Albert Wanso

Par ces mots, notre évêque Monseigneur Moutel nous exhorte toujours à être positif, à avoir un esprit constructif et fraternel. A nous, il aime rappeler les mots fondateurs des lois ecclésiales : « prae oculus habita salute animarum, quae in ecclesia suprema semper lex esse debet » ; quelle que soit l’activité que nous menons, nos gestes et nos paroles doivent concourir au salut des âmes, « qui, dans l’Église doit être la loi suprême. » (cf. art. 1752 du Code de Droit Canonique)

« Choisir l’espérance, c’est commencer, quand bien même toutes les conditions ne sont pas réunies, à faire un pas puis un autre, et avancer simplement sous le regard de Dieu, dans la confiance et dans la paix, en cherchant jour après jours sa volonté. » 1.

Choisir l’espérance au milieu de tout ce que nous renvoie la société et l’Eglise de triste, de décourageant, de décevant et de désespérant. « Les maux de notre monde – et ceux de l’Église – ne devraient pas être des excuses pour réduire notre engagement et notre ferveur », nous exhorte le Pape François (La Joie de l’Evangile n°84). Choisir l’espérance c’est être simplement disciple vrai de Celui qui est l’ESPERANCE. Pour accomplir le dessein de l’amour du Père pour le monde, « Il s’est livré lui-même à la mort et, par sa résurrection, il a détruit la mort et renouvelé la vie. » 2.

Choisir l’espérance, c’est refuser de baisser les bras. Le croyant ne baisse pas les bras. Le croyant n’est pas un être isolé, ni esseulé. Être baptisé, c’est s’inscrire par le fait même dans une vie communautaire : « désormais, tu fais partie de son peuple, tu es membre du Corps du Christ. »
La solennité de la Toussaint célébrée au début de ce mois de novembre est la fête de l’espérance qui se fonde sur la résurrection du Christ. « Les saints et les bienheureux sont les témoins les plus autorisés de l’espérance chrétienne, parce qu’ils l’ont vécue en plénitude dans leur existence, au milieu des joies et des souffrances. » (Pape François, Angélus, Place Saint-Pierre, Dimanche 1er novembre 2020).

La sainteté est l’impératif pour retrouver la place que nous a préparée le Christ. C’est au quotidien qu’elle se construit, dans les actes simples, en vérité. La sainteté n’est pas un apanage réservé à une élite donnée ; elle est l’appel de Dieu lancé à tout le genre humain. Pour répondre à cet appel, Monseigneur Lucien Fruchaud, lors de son jubilé du 9 octobre, disait : « Chaque jour, vivons une relation profonde avec le Christ en nous donnant les moyens. Baptisés nous sommes tous appelés à vivre toute notre vie avec Jésus et de son Évangile. »

Que ce soit dans la marche synodale en cours ou dans notre chemin de foi, nous sommes invités à écouter l’Esprit Saint. C’est le Saint-Esprit qui a guidé la vie de tous les Saints. Dans sa lettre aux Galates, l’apôtre Paul donne ainsi le signe de la reconnaissance de l’Esprit de Dieu en nous : « le fruit de l’Esprit, c’est la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, la confiance dans les autres, la foi, la modestie et la maîtrise de soi. » (Galates 5, 22).

Albert Wanso

1. Mgr Denis Moutel, Actes du Synode diocésain 8 /12/2015-4/6/2017, Un souffle nouveau, p.5
2. Prière eucharistique n°4

 

 

 

 

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