Chapelle Saint-Méen, Saint Quay-Perros

Lundi 26 avril 2021 — Dernier ajout 0000
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Saint-Quay-Perros
Chapelle Saint Meen
La chapelle Saint-Méen (chapelle seigneuriale des seigneurs de Hingant datant de 1538) a été construite à proximité d’une fontaine réputée pour la guérison des maladies de peau. Le pardon est célébré le lundi de la Pentecôte.. _ 
Le texte de cet article a été fourni par M. Louis HENRY du relais paroissial de Saint Quay-Perros,
si vous avez des compléments, n’hésitez pas à nous les transmettre…

La chapelle de Saint-Méen aurait été édifiée, vers les années 1538-1548. A l’époque elle faisait partie. du domaine du comte de Rosambeau (Lanvellec), tout comme Saint-Quay-Perros, ainsi qu’en témoignent les armoiries figurant au pignon Ouest. Ces armoiries sont celles des comtes de Rosambeau de cette période.

A l’origine elle était couverte de chaume, puis plus tard de vieilles ardoises épaisses. La charpente était cachée par une voûte en bois. Cette voûte en très mauvais état a été supprimée lors de la restauration de la chapelle en 1985. Par contre la charpente soutenant la toiture a été conservée.
Restaurée en 4 ans surtout par des bénévoles.

Cette chapelle comprenait deux ailes. Une au Sud l’autre au Nord. Cette dernière, en mauvais état, aurait été démolie. Les pierres auraient été utilisées pour faire une partie du mur du cimetière entourant l’église de Saint-Quay-Perros.

Une curiosité, à droite de la porte d’entrée Sud : il existe deux bénitiers, l’un d’eux était réservé aux lépreux.

Le calvaire, actuellement situé à l’angle se trouvait auparavant en bordure de la route située à l’Est. Une fontaine ayant des vertus thérapeutiques mais inaccessible (indications erronée en semi breton)

Vie de saint Méen

Saint Méen, naquit vers l’an 520, dans le Comté de Gwent au sud du Pays de Galles, à Ork. Il appartenait à une famille noble apparentée à celle de Saint-Samson que d’aucuns prétendent être son oncle. L’enfance de Méen ou Mewen, dans le deuxième quart du VIe siècle. La date de 540 pour sa naissance est la bonne, fut du fait de son entourage, studieuse et pieuse. Il en vint tout naturellement à demander son admission dans le Monastère que dirigeait alors Saint-Samson en Cambrie, où il reçut probablement le sacerdoce. Saint-Méen et Saint Samson, accompagnés des leurs, quittèrent en masse leur île. Ils abordaient nos côtes à l’aide d’embarcations se composant d’un assemblage de claies en osier recouvertes de peaux cousues ensembles. Une auge de pierre, percée de façon à y fixer un mat lestait ces sortes de nacelles Mais abandonnées sur la grève, elles pourrissaient avec le temps Et, seul témoin de l’exode des bretons, restait l’auge dont s’empara la légende qui en fit la barque de pierre, sur laquelle les saints bretons traversèrent miraculeusement la Manche, Meen, comme les autres.

On dit qu’il mit pied à terre à Saint-Guinoux, sur le Meneuc qui était alors un affluent du Guyoult, (petit fleuve côtier qui contourne par l’Ouest Dol et le Mont-Dol)

Méen et Saint Samson s’établir à Dol, défrichant, prêchant. Leur influence fut tout de suite très grande.

Sur le désir de Caduon, Méen quitte Dol avec quelques moines et établit un monastère dans la forêt de « Brécillien » (aujourd’hui Brocéliande).
Le monastère grandit, les moines défrichent, éduquent les enfants, convertissent ta population, soignent les malades … Il sert aussi d’abri à ceux qui sont persécutés ou inquiétés injustement. Ce fut le cas de Judicaël, le seul rescapé de la nombreuse famille du roi Juthaël.

Le souvenir de Méen se retrouve dans le nom donné à certaines sources ou fontaines. Bien souvent on y adjoint une chapelle dédiée à saint Méen. Quant à l’église du lieu, s’il n’en est pas le Saint patron, un autel lui est consacré et on y trouve presque toujours une statue (Sainte-Mère l’Église - Manche). On en découvre en Beauce, Berry, Bourgogne, Champagne, Jura et jusques dans les Alpes. Limousin, Nivernais, Normandie, Nord, Poitou, Belgique.
Dans bien d’autres lieux, portant parfois son nom, saint Méen est encore invoqué pour guérir de la « gale » des potiers, là où il y avait des poteries.

Saint Méen mourut au monastère de St. Jean de Gaël, le 21 juin 617.

 

  à consulter également, l’article consacré au chemin de croix

 

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