Avec Marie, allons à la Source Enregistrer au format PDF

Dimanche 31 juillet 2022 — Dernier ajout 0000

Éditorial par le Père Didier OKITO

Le mois d’août rime avec les vacances, le moment de (re)découvrir la beauté des paysages des Côtes d’Armor, de jouir des balades à travers ses bosquets frais ou encore des baignades le long de ses plages. A chacun et à tous, nos souhaits pour un agréable séjour.

Votre présence dans ce merveilleux paysage peut également être l’occasion de renouer les relations avec la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu et Notre Mère, surtout en ce mois d’août qui lui est dédié. Ce mois marial culmine avec la célébration de la solennité de l’Assomption et du Grand Pardon de Notre Dame de la Clarté.

L’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, définie comme vérité de foi par Pie XII le 11 novembre 1950, relève d’un culte antique dans l’Église. Les premières communautés chrétiennes ont identifié, dans la personne de Marie, cette femme revêtue du soleil dont parle le livre de l’Apocalypse (Ap 12,1).

Les Églises orthodoxes, au Ve siècle, la célébraient déjà avec solennité. Et le grand docteur de l’Église, Jean Damascène, au VIIIè siècle, confessait que Marie qui, dans l’accouchement, a conservé l’intégrité de sa virginité, puisse conserver également l’intégrité de son corps même après la mort. Il était normal que celle qui a porté en son sein le Créateur fait homme, puisse habiter dans la demeure divine…. Cette dévotion populaire n’a fait que s’enraciner au cours des siècles jusqu’à être définie vérité de foi par Pie XII.

Avec l’Assomption de la Vierge Marie, Dieu ouvre finalement les cieux pour transformer en réalité nos rêves de l’infini, de l’immortalité, de la plénitude de la vie, de la félicité…

Rêver le ciel n’est pas se limiter à garder d’en bas vers la Voûte étoilée, rêver avec Dieu signifie désirer d’aller au-delà de toute limite, surtout celle de la mort, et voir s’ouvrir le mystère caché du ciel : « Le sanctuaire de Dieu dans le ciel fut ouvert, et l’arche de son alliance apparut dans son sanctuaire » (Ap11,19). Rêver avec les yeux ouverts c’est s’engager à imprimer à notre existence une direction verticale, pour nous élever des banalités fériales. Pour rêver le ciel, il faudra vivre dans le cœur de Dieu et avoir Dieu dans le cœur. Lorsque nous nous évertuons à extirper Dieu de notre vie, le ciel se présente vide. Le premier ciel habité par Dieu et où le rencontrer, c’est notre conscience, notre être profond et intime. Comment pourrons-nous rencontrer Dieu si notre conscience est anesthésiée par les différentes transgressions, par de nombreux vices qui deviennent, pour nous, des valeurs, par la dégradation morale ? Dans ce contexte, ne devient-il pas difficile de cultiver la relation avec Dieu ? Notre cœur s’arrête. Alors, une seule demande reste encore à nous poser : À qui quotidiennement nous nous remettons, à Dieu ou au péché ? Sommes-nous des complices de Dieu pour réaliser le bien, ou alors des partisans de l’ennemi pour accomplir le mal. Vivons-nous sous la seigneurie du Christ ou bien sous la domination du péché ? « Quiconque se livre au péché est esclave du péché… » (Jn 8,34).

La Bienheureuse Vierge Marie a eu le privilège de porter en son sein le Seigneur et a vécu dans la communion avec lui, accomplissant en tout sa Parole. Se fiant totalement à Dieu, elle a marché au cours de son pèlerinage terrestre en sa présence. Complice de Dieu, elle a su aimer Dieu avec la pureté de son cœur en temps de joie comme dans la désolation. Et en conséquence, elle a été faite immédiatement après sa mort « citoyen du Ciel », son corps n’a pas connu de corruption.

Marie a osé croire au regard de l’amour de Dieu sur elle, regard qui l’a appelée à une vocation particulière : devenir la Mère du Seigneur. Avec elle, portons notre regard au-delà de ce qui est visible à nos yeux pour redonner sens à notre vie. Avec Marie, portons un regard tendre sur son Fils, Jésus qui nous tend la main. Avec Marie, renouvelons notre espérance ; avec elle, ayons foi en Dieu et confiance en nous-mêmes. Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs.

Père Didier OKITO