22 novembre 2020
Mot et HomélieS du Père Albert

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22 novembre 2020
HOMÉLIE « Solennité du Christ Roi de l’Univers »
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu ((Mt 25, 31-46)).
Autre lien pour lire l’Évangile :
l’Évangile au Quotidien

15 novembre 2020
HOMÉLIE DU 33e dimanche du temps ordinaire année A.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 14-30).

8 novembre 2020
HOMÉLIE DU 32e dimanche du temps ordinaire année A.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 1-13).

Homélie « Solennité du Christ Roi de l’Univers » (dimanche 22 novembre)
Ez. 34, 11-12.15-17 ; 1 cor. 15, 20-26.28 ; Mt 25, 31-46

Bien chers frères et sœurs,
En cette solennité du Christ Roi de l’Univers, j’aimerais avoir une pensée particulière pour les quatre enfants de notre paroisse qui devaient recevoir pour la première fois le Corps du Christ.

Vous avez désiré la source du vrai bonheur, mes enfants, mais un virus paralyse, depuis le mois de mars, la bonne marche des activités, même ecclésiales. Ce n’est qu’une question de temps, le Seigneur, Lui, est « avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20b). Et bientôt, si vous et vos parents, vous le voulez, vous communierez le 24 décembre prochain.

C’est la fin de l’Année liturgique A. De l’Avent au Christ Roi de l’Univers, nous avons été accompagnés dimanche après dimanche par le Seigneur à la découverte de l’Amour du Père pour tous les Hommes : Lui « veut que tous les Hommes soient sauvés » (1 Tim. 2,4). Mais comme à toute fin, une évaluation s’impose. Les textes, proposés en dernier dimanche de l’année liturgique, parlent logiquement du jugement. Cependant, ce roi-juge est un berger qui rassemble son troupeau. C’est le message que nous recevons de la part du prophète Ézéchiel dans la 1re lecture.

Dans la seconde lecture, nous faisons un pas de plus : Saint Paul nous parle du Christ ressuscité, berger de toute humanité, qui veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché. Par sa mort et sa résurrection, il a triomphé de toutes les puissances du mal. Cette bonne nouvelle doit raviver notre espérance.

L’Évangile de ce jour nous rappelle que la Royauté du Christ est celle du berger qui se consacre à chacune de ses brebis. Il est tellement proche des petits et des exclus qu’il se reconnaît en chacun d’eux. Dans la déclaration du Roi et dans la réponse de ceux qui sont jugés est répétée, quatre fois, la même liste de six œuvres de miséricorde :

  • donner à manger aux affamés,
  • donner à boire aux assoiffés,
  • accueillir les étrangers,
  • vêtir ceux qui sont nus,
  • visiter les malades,
  • aller trouver ceux qui sont en prison.

C’est à la manière dont nous les avons pratiquées que nous serons jugés. Le tri sera le résultat du choix que nous aurons fait durant notre vie terrestre. Le Seigneur nous rappellera qu’il était l’objet de ces œuvres.

En cette période de crise, notre critère ne doit pas être le “chacun pour soi” mais le partage et la solidarité. Le Royaume de Dieu c’est celui de l’amour et de la fraternité. Le seul critère de séparation qui y subsiste, c’est l’amour des plus nécessiteux.

“J’ai eu faim…” nous dit Jésus. Oui, bien sûr, chacun pense à la faim matérielle. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants vivent chaque jour avec la faim au ventre. Le Secours Catholique et d’autres organismes ne cessent de nous le rappeler. Et même dans nos communes tranquilles, nous pouvons découvrir des personnes qui n’ont rien à manger. Mais en même temps, nous ne devons pas oublier ceux qui ont faim d’amitié, faim d’être reconnus et considérés, faim de justice et de paix.
À travers eux, c’est le Christ qui est là.

“J’étais un étranger…” Nous pensons tous aux immigrés, aux sans papier, peut-être à votre curé ! Beaucoup vivent une situation dramatique. Mais il y a d’autres manières de devenir étranger à l’autre. C’est ce qui arrive quand des couples se déchirent, ou encore dans les conflits de voisinage ou sur les lieux de travail. À travers l’étranger, c’est le Seigneur que nous ne savons pas toujours reconnaître.
C’est lui que nous accueillons ou que nous rejetons.

“J’étais prisonnier…” Nous pensons à ceux qui sont en prison à cause de leurs actes ; nous n’oublions pas les otages qui sont retenus loin de chez eux contre leur grès. Mais on peut aussi être prisonniers de diverses autres manières. Il y a des prisonniers de l’alcool, de la drogue, de la cleptomanie ou d’autres mauvaises habitudes. En général, on évite de les fréquenter. Et pourtant, à travers eux, c’est encore et toujours le Christ qui est là.
Comme pour Caïn dans le livre de la Genèse, il nous demandera : “Qu’as-tu fait de ton frère ?”

C’est exclusivement sur l’amour que nous serons jugés. Mais ce jugement n’est pas seulement pour plus tard, pour après notre mort. C’est maintenant que nous accueillons ou que nous refusons d’accueillir le Christ. Dieu n’aura pas à juger les hommes. Ils se seront eux-mêmes jugés tout au long de leur vie en accueillant ou en refusant son Royaume d’amour. Dieu n’aura rien d’autre à faire qu’à dévoiler ce qui était caché en chacune de leurs journées et on le verra « tel qu’Il est » (1 Jn 3,2).

Que le Seigneur nous accorde le bonheur de vivre dès maintenant en sa présence et d’avoir part un jour à la plénitude de sa grâce Amen !

Bonne fête du Christ Roi de l’Univers
Père Albert

En communion avec vous, j’ai célébré l’Eucharistie à l’intention de :
M. Pierre-Alexis BURLET ; Mme Marie MICHEL ; Mme Yvette KERGOAT ; Mme Marie DANIEL ; M. Yves ROLLAND ; M. Jean-Louis MUYLAERT ; Mme Béatrice REGNIER ; Mme Anne-Marie SOENEN ; Mme Françoise LE CUZIAT ; Mme Michèle DUMOUCH ; M. Mélard MORVAN et M. Didier CALMELS

Obsèques célébrées pendant la semaine du lundi 16 au samedi 22 novembre
M. René LE GAREC ; Mme Mireille LE GUILLARD et M. Yves CREC’HRIOU

Homélie du 33e dimanche du temps ordinaire A (dimanche 15 novembre)
Pr 31, 10-13.19-20.30-31 ; Th. 5, 1-3 ; Mt. 25, 14-30

Il y a 4 ans, le Pape François a institué une journée Mondiale des Pauvres. Cette quatrième année coïncide avec la journée nationale du Secours Catholique célébrée ce 15 novembre. Bien que confinés, nous sommes appelés à prier, à partager et à relayer l’information sur ces sujets sensibles et importantes pour notre vie de foi.
Le Pape parle d’une « réalité fondamentale pour la vie de l’Église, parce que les pauvres sont et seront toujours avec nous (cf. Jn 12, 8) pour nous aider à accueillir la présence du Christ dans l’espace du quotidien ».

Oui, c’est dans l’exercice ordinaire, quotidien qu’on fait des choses extraordinaires. C’est ce que nous livre le livre des Proverbes : « une femme parfaite, qui la trouvera ? Elle est précieuse plus que les perles ! » l’expression « femme parfaite » du premier verset veut dire : celle qu’un homme doit épouser s’il veut être heureux. Or qu’a-t-elle d’extraordinaire ? Rien justement : elle est travailleuse, elle est fidèle et consacrée à son mari et à sa maison, sans oublier de tendre la main aux pauvres et aux malheureux ; c’est tout, mais voilà des valeurs sûres, le secret du bonheur. Nous comprenons qu’une telle femme donne à son entourage la seule chose dont Dieu rêve pour l’humanité, à savoir le bonheur. C’est bien dans les réalités très concrètes que se joue notre bonheur.

L’Évangile de ce dimanche réaffirme justement ce devoir chrétien de travailler dans la confiance que Dieu nous fait pour témoigner de son règne. La parabole est connue, elle se divise en deux parties : un bref récit (vv. 14-19) et un dialogue plus long marqué par certaines répétitions (vv 20-30). Un homme remet son capital à ses serviteurs, pendant la période où il doit s’absenter. Il le leur remet pour qu’il ne reste pas improductif. Deux serviteurs en font bon usage, ils investissent le capital reçu et en doublent la valeur. Un troisième l’enterre.

Les deux premiers sont loués, leur comportement correspond aux attentes du maitre : « Bien ? serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je te préposerai sur beaucoup » : « entre dans la joie ». Notre agir quotidien doit toujours être motivé par l’entrée dans la joie du maître, dans la fête avec le maître. C’est dans la fidélité aux petites choses qu’on devient capable des grandes. Le troisième serviteur a été jeté dans les ténèbres parce qu’il a été jugé « paresseux, inutile ».

Le talent qui nous est confié, c’est le projet de Dieu. La vigilance est le meilleur usage des dons que le Seigneur nous a faits, des « petites choses » dont nous disposons. Quel peut être le meilleur usage possible ?

Mais revenons aux deux premiers serviteurs puisque ce sont eux qui nous sont donnés en exemple : ils ont cru à la confiance qui leur était faite, et qui était énorme, puisque cinq talents, ou deux (ou même seulement un talent), ce sont des sommes absolument considérables et ils ont osé prendre des initiatives qui étaient risquées. Au moment où Jésus s’apprête à affronter la mort (puisque nous sommes à la fin de l’évangile de Matthieu, juste avant les Rameaux et la Passion) et à confier l’Église à ses disciples, la leçon est claire : même si son retour se fait attendre, les disciples de tous les temps auront à gérer le trésor du projet de Dieu : il faudra savoir prendre des initiatives pour faire grandir son Royaume. « Veux-tu honorer le Corps du Christ ? Ne commence pas par le mépriser quand il est nu. Ne l’honore pas à l’église avec des étoffes de soie, pour le négliger dehors où il souffre du froid et de la nudité » (Fratelli tutti, n° 74).
Bon dimanche à vous

Père Albert

Mot du père curé, dimanche 8 novembre 2020
Bon dimanche à vous, fidèles du Christ, à moi confiés, votre pasteur,

Je sors de l’église saint Jacques où j’ai célébré l’Eucharistie tout seul mais en communion spirituelle avec chacune et chacun de vous. Vous le savez, la Messe n’est jamais privée, elle est catholique de par sa nature, c’est-à-dire vers tout, ouvert à tous, universelle.

Les grâces de l’Eucharistie ne sont pas « confinables », personne ne peut les empêcher d’atteindre leur but, de vous rejoindre. Dans l’Eucharistie, Jésus-Christ « rend présent le don de sa vie à l’homme, fortifie en lui la vie divine, et le transfigure progressivement à son image » (Théo, p.701).

En ce 32e dimanche, j’ai confié à la miséricorde de Dieu :
Mme Marie-Thérèse OLLIVIER ; M. Toussaint LE PHILIPPE ; Mme Jeanne EVEN ; Mme Geneviève LAVENNE REYNAERT ; Renée, André et Anne LELAY ; Mme Rosalie LECOQ ; François et Michèle DUMOUCH ; Mme Georgette THEATRE ; M. Mme Anne et Francis CARRIOU ; M. Pierre ROCTON ; Mrs Didier CALMELS et Mélard MORVAN ; Famille MARCHAND - LE SAINT ; Agnès et Claudine LEMEN : M. Mme Milou et Jean GANTIER ; Mme Annie LE MERRER

OBSÈQUES célébrées pendant la semaine du lundi 2 au samedi 7 novembre
M. Daniel HENRI (Louannec) ; M. Marcel BALCOU (St Jacques) et
Mme Anna BOSIS, décédée en Italie dont les obsèques auront lieu là-bas demain lundi 9 novembre.

Il me plait de partager à tous ce message de la Conférence des Évêques de France pour que chacun prenne connaissance et soit donc libre de m’appeler pour une rencontre simplement d’écoute, de confession ou que je puisse passer chez lui.
(voir après le message de la C.E.F., l’homélie du Père Albert pour 32e dimanche)

Bonne semaine à tous ! Père Albert

Décision du Conseil d’État : les évêques partagent la tristesse des fidèles

La Conférence des évêques de France (C.E.F.) et Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président de la C.E.F., prennent acte de la décision du juge des référés du Conseil d’État rejetant leur requête contestant le décret n° 2020- 1310 du 29 octobre 2020 comme portant atteinte à la liberté de culte.

Le juge a rappelé que la liberté de culte était une liberté fondamentale et qu’elle s’exerçait tant individuellement que collectivement. Il a rejeté le recours en s’appuyant uniquement sur un motif sanitaire.
La Conférence des évêques de France et Mgr Éric de Moulins-Beaufort resteront vigilants face à toute limitation de la liberté de culte dans un temps où, pour des raisons sécuritaires, les pouvoirs publics veulent renforcer leur surveillance de tous les cultes. Les évêques déplorent avant tout que les fidèles demeurent ainsi dans l’impossibilité de participer à la messe, sommet de leur foi et rencontre irremplaçable avec Dieu et avec leurs frères.

Demander à pouvoir assister à la messe n’a rien d’une revendication catégorielle : la prière de l’Église catholique est universelle. Dans sa liturgie, elle supplie Dieu pour la paix et pour le bien de tous les peuples, sans oublier ceux qui exercent l’autorité et ont en charge le bien commun.

« Que chacun obéisse aux autorités » dit saint Paul (Romains 13, 1) : avec regret et conscient de l’effort spirituel qu’il demande, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France demande aux fidèles et aux prêtres de respecter cette décision.

Les églises restant ouvertes, elles sont des lieux qu’il faut habiter et où l’on peut venir pour se recueillir, prier, adorer le Seigneur et y recevoir les sacrements comme celui de la Réconciliation.

Le juge des référés a précisé que des instructions avaient été données par les pouvoir publics pour que toute personne puisse se rendre dans une église proche de son domicile sans condition de distance et en cochant, dans l’attestation de déplacement, la case « motif familial impérieux »
(voir en page 23 du document pdf, également accessible en bas de page).
Les ministres du culte peuvent continuer à recevoir des fidèles et à se rendre au domicile de ceux-ci comme dans les établissements dont ils sont aumôniers.

Les paroisses et les communautés sauront une nouvelle fois faire preuve d’ingéniosité pour nourrir la vie spirituelle de tous, même à distance, accompagner les enfants dans leur parcours catéchétique, soutenir les personnes âgées et isolées, servir les pauvres et les personnes en situation de précarité. Les évêques n’oublient pas les fidèles qui attendaient la célébration de leur baptême, de leur confirmation et de leur mariage

Le juge des référés a particulièrement tenu compte du fait que les règles actuelles vont faire, d’ici le 16 novembre, « l’objet d’un réexamen de leur caractère adapté et proportionné, ce qui suppose l’engagement à bref délai d’une concertation avec l’ensemble des représentants des cultes, destinée à préciser les conditions dans lesquelles ces restrictions pourraient évoluer ».

La Conférence des évêques attend avec impatience la concertation annoncée.

Homélie du 32e dimanche du temps ordinaire année A

Sag.6, 12-16 / 1 Th. 4, 13-18 / Mt. 25, 1-13

Encore confinés ! c’est encore par voie d’internet que je dois de nouveau vous rejoindre ! J’ai failli perdre courage, je l’avoue, mais penser à la « Sagesse est la perfection du discernement, et celui qui veille à cause d’elle sera bientôt délivré du souci » !

Les textes de ce 32éme dimanche du temps ordinaire nous orientent logiquement à la fin des temps, à la parousie, la venue du Seigneur qui est venu, qui est là et qui vient. C’est bientôt la fin du temps ordinaire de l’année liturgique A. Nous sommes donc appelés à la vigilance et à l’espérance. Nous devons avoir une foi vivante.

Notre foi est particulièrement mise à dure épreuve cette année 2020, mais nous devons tenir. D’après Saint Paul, nous avons reçu en cadeau l’espérance ! C’est ce qui doit nous distinguer : « Il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres qui n’ont pas d’espérance ». Une espérance qui ne repose ni sur des raisonnements, ni sur des convictions, ni sur de quelconques prédictions… mais sur un événement qui est le socle de notre foi : à savoir la Résurrection de Jésus-Christ.

Quand l’Évangile affirme que « le royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux », il s’agit bien d’une métaphore pour parler du Messie et de l’Église (les 10 filles). L’expression « sortir à la rencontre », est pour Alberto MELLO, « une formule spécifique pour l’accueil d’un souverain dans sa parousie, sa visite officielle à la ville » (Évangile selon saint Matthieu, Commentaire Midrashique, pge 433). Le retour du Seigneur est pour aujourd’hui déjà et pas encore : « Nul ne sait ni le jour ni l’heure » (Mt. 24, 36). Nous sommes exhortés à rester fidèles et vigilants. La différence entre les dix filles n’est pas de nature morale : « elles s’endormirent toutes » ! Le péché des insouciantes c’est de ne pas s’être pourvues d’huile, une inattention, une banale distraction dans notre attente, un petit manque sous le masque peut être sans remède : « Je ne vous connais pas ». Ce serait dramatique ! Aussi, le texte semble nous dire qu’au jugement il ne sera trop tard, personne ne sera plus en mesure de faire quoi que se soit pour un autre : chacun devra répondre de soi.

C’est une leçon d’intelligence, savoir se préparer pour une longue attente. Notre attente doit se vivre au jour le jour dans l’amour, la fraternité et la charité. « Un être humain est fait de telle façon qu’il ne se réalise, ne se développe ni ne peut atteindre sa plénitude que par le don désintéressé de lui-même. Il ne peut même pas parvenir à reconnaitre à fond sa propre vérité si ce n’est dans la rencontre avec les autres : je ne communique effectivement avec moi-même que dans la mesure où je communique avec l’autre » (François, Fratelli tutti, n°87).

Confinés, nous le sommes, mais pas bâillonnés.


Prévoyons une grande quantité d’huile pour attendre l’avènement du Seigneur ; nous avons le temps et le moyen : un coup de téléphone, une course pour la voisine, pour le voisin, une minute à l’église pour prier, un souci de son Église… Pour vous et en communion avec vous, j’élève chaque jour la coupe du Salut.

Que personne ne déprime. Portez-vous bien !

Père Albert
Lire les Évangiles :

Évangile du 22 novembre 2020
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 31-46)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
"Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !"

Alors les justes lui répondront : "Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ? "

Et le Roi leur répondra : "Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait."

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : "Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.

  • Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
  • j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
  • j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
  • j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
  • j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité."

Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’

Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Évangile du 15 novembre 2020
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 14-30)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes. Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”

Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.” Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”

Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.

Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.

Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

Évangile du 8 novembre 2020
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 1-13)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes : les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’
Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’

Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’

Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

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