Editorial

Préparer Noël ! cela s’appelle Avent en langage commun de l’Église.

Le mot « Avent » emprunté au latin chrétien adventus, dérivé du latin classique advenire (arriver), prépare l’avènement de Jésus-Christ, par sa naissance. « La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes » (Tite 2, 11).

Nous venons de chanter le Te Deum, cet hymne pour louer Dieu et lui rendre grâce ! Nous l’avons loué pour l’incarnation et la naissance de son Fils, fait homme pour nous sauver. Plus simplement, nous lui avons exprimé notre gratitude. La gratitude, le merci nous permet de reconnaitre le donateur. Ne dit-on pas d’ailleurs que l’ingratitude est un grand mal ?

Le Carême, une clé à trois points
À la fin du mois, nous entrerons en Carême.

Si dans le langage courant, Carême est synonyme de temps austère, je préfère parler d’un temps de recentrage, d’un temps pour retrouver l’essentiel en utilisant une clé à trois points :

En route vers Pâques…
Depuis le mercredi des Cendres, nous sommes en route vers Pâques sur le chemin du Carême.
Nous voici donc en route et, comme Jésus, nous avons entendu la voix du Père qui nous a remplis de confiance ! Sur ce chemin, l’Esprit Saint s’est joint à nous pour nous accompagner, tout comme Jésus, c’est lui qui nous pousse au désert où nous allons être confrontés à la tentation, au combat spirituel.…
Trois choses importantes me semblent à souligner à propos du Carême :

Chers Sœurs et Frères, Paroissiennes, Paroissiens, Fidèles du Christ,
L’heure est grave ; c’est inédit et unique, on entend dire ! Et si on en faisait le temps de Dieu ? Notre évêque, nous invite justement à nous tourner "vers Dieu dans la prière".
Je suis conscient des perturbations causées dans la vie ecclésiale en général et dans notre paroisse en particulier. Le second mot d’ordre est "soyez confiants » ! Le premier étant "restez chez vous » ! Chez nous, nous le sommes mais ensemble, nous devons être.

Spéciale Pâques !
La succession des événements en ce premier trimestre de l’année 2020 confirme l’affirmation populaire selon laquelle « les jours se suivent mais ne se ressemblent pas » ! En effet, des grèves générales contre la réforme des retraites, nous sommes passés brutalement à une situation inédite de la gestion d’une épidémie du virus Covid-19.
La gestion de ce virus chamboule toutes les prévisions. Au stade actuel, nous sommes fortement sensibilisés à ne sortir de chez nous que pour nécessité extrême.
Suite aux différentes interventions des autorités de l’Etat, notre évêque, Monseigneur Denis « demande que soient suspendues toutes les célébrations…jusqu’à nouvel ordre ».

Au moment où j’écris cet éditorial (*) , c’est encore l’incertitude totale.
Face à la pandémie causée par le virus Covid-19, le langage humain a retrouvé sa juste place qui ne doit être que proposition.

Il peut être judicieux de se rappeler cette ancienne locution proverbiale : « l’homme propose et Dieu dispose » !

En effet, personne n’affirme plus rien : on émet des hypothèses. Les esprits se focalisent, tous, aujourd’hui, sur le 11 mai prochain où le Président a annoncé un possible début de « déconfinement ».

« Quand le jour de la Pentecôte arriva, les disciples étaient réunis tous ensemble au même endroit. Tout à coup, un bruit vint du ciel, comme si un vent violent se mettait à souffler, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Ils virent alors apparaître des langues semblables à des flammes de feu ; elles se séparèrent et elles se posèrent une à une sur chacun d’eux ; Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues, selon ce que l’Esprit leur donnait à exprimer ».(Ac 2, 1-5)

Voilà comment l’Esprit a fait son entrée fracassante dans la vie des apôtres.

L’été, ce temps habituel de loisirs, des grands espaces et de longues routes, ce temps de retrouvailles est questionné cette année. Où aller et comment s’y prendre ? Doit-on rester dans l’Hexagone ou peut-on oser voir large ?

L’été est bien un temps de rencontre et de joie. Il est une chance donnée pour prendre du temps personnel, s’arrêter et non se faire arrêter (allusion au confinement). Pour beaucoup, l’été est favorable pour prier, visiter les sanctuaires, les chapelles et églises, surtout dans une belle région comme la nôtre. La Bretagne, rappelons-le fièrement, regorge de mille sites touristiques.

Elle « possède un patrimoine culturel et spirituel très riche » (1). Et que dire de la Côte de granit rose ?

« Réjouis-toi comblée de grâce, le Seigneur est avec toi » : ce sont les paroles de l’ange Gabriel à la Vierge Marie le jour de l’Annonciation. Comblée ou pleine de grâce est une expression qui résume bien ce que signifie l’Immaculée Conception.
Pour l’Église, Dieu a voulu que la femme qu’il avait choisie pour être la mère de son Fils, soit parfaitement pure. Elle a donc été conçue sans la marque du péché originel. Et, comme catholiques, nous croyons fermement que Marie, indissociable de l’enfant qu’elle a portée, est sans péché et n’a jamais été séparée de Dieu et de son Fils.
Jésus qui est vrai Dieu ne pouvait pas entrer dans un corps souillé ou pécheur, mais pure et sainte. Le catéchisme de l’Église catholique le dit clairement en ces termes : « Tout au long des siècles passés, l’Église a pris de plus en plus conscience que Marie, à qui une grâce a été faite de la part du Seigneur, a été rachetée dès le moment de sa conception ».

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