UNE ÉGLISE A L’ÉCOUTE ET EN MOUVEMENT - UN SYNODE À RÉUSSIR

mardi 6 juin 2017
par  P. Jean Le Rétif
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Parmi les signes de la première Pentecôte, le vent est le premier. Il annonce les langues de feu, les portes ouvertes et le langage universel compris de tous. En quelque sorte c’est un bouleversement, un commencement complètement inattendu.

Vent qui souffle où il veut. Il intervient au cénacle alors que les disciples vivent toujours repliés, enfermés sur eux-mêmes, verrouillés. Bien sûr, ils savent que Jésus est ressuscité, mais la peur est toujours là. Voici que l’Esprit Saint va tout modifier. Véritable vent de folie, ce souffle va donner aux apôtres des énergies nouvelles faisant d’eux des prédicateurs enthousiastes et vigoureux. Ils osent affirmer leur foi en la résurrection du CHRIST et désigner les coupables de sa mort et leurs multiples enfermements. Tout bouge à l’intérieur du cénacle, salle éminemment symbolique. À l’extérieur, les foules, comme aimantées, galvanisées, s’approchent de ces hommes mus par une force nouvelle au point qu’on parle d’ivresse.

Eglise en synode : une Église qui accepte de se remettre en cause, mais, surtout, qui accepte de se laisser conduire par l’Esprit de sainteté et de lumière pour vivre d’amour, de foi et d’espérance. Dans les temps que nous vivons, nous, chrétiens, avons besoin de retrouver l’audace des premiers disciples pour l’annonce de l’Évangile, plus que jamais une bonne nouvelle dans un monde qui désespère. Pour cela il nous faut accepter des conversions, des ouvertures du cœur et des comportements nouveaux. L’évêque de Saint-Brieuc, Monseigneur Denis Moutel, après avoir consulté les équipes synodales, va nous proposer le 4 juin des orientations. Il nous faudra faire confiance et agir pour que l’Eglise diocésaine, peuple de Dieu en Côtes d’Armor, sache s’adresser aux hommes, femmes, jeunes et enfants d’aujourd’hui, dans leur culture, leurs manières d’être et leurs attentes.

Nourrissons l’ambition d’apporter à notre humanité ce goût de nouveauté initié par le Christ victorieux de la mort et du mal. La Foi née avec la Pentecôte peut donner aux chemins d’humanité un éclairage, une orientation qui permettent de découvrir que les béatitudes proposées par le CHRIST sont sources de vie et de lumière.

Témoignons de la force qui est en nous dit Saint Paul. Que nos actes s’harmonisent le plus possible avec ce que nous croyons et ce que nous professons. Réalisons en tout temps et en tout lieu la prière de Saint François d’Assise :

Là où il y a la haine, que je mette l’amour.
Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
Là où il y a le doute, que je mette la foi.
Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où il y a les ténèbres, que je mette ta lumière.
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

Père Jean Le Rétif