Qu’il est heureux de faire route ensemble !

jeudi 23 février 2017
par  P. Jean Le Rétif
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Le chiffre quarante est le chiffre par excellence du Carême. Dans la Bible il symbolise le temps nécessaire pour toute maturation, de la mort à la vie nouvelle.

Pendant ce temps fort, les chrétiens sont invités à se mettre à la P.A.J. C’est un jeu de lettres : P comme prière, A comme aumône (partage) et J comme jeûne. Ce n’est pas pour rien que le premier dimanche rappelle les quarante jours de Jésus au désert. Le désert, c’est le temps de l’épreuve et du combat spirituel. Le Christ, lui, accepte de se confronter aux trois tentations du Pouvoir, de l’Avoir et de la Gloire. Son refus qui est catégorique devient pour les hommes l’exemple à suivre.

Le Carême est le temps du ressourcement et de la prière. C’est toujours impressionnant de « sentir » une foule qui prie ou d’apercevoir dans la pénombre d’une église l’ombre de quelqu’un qui se recueille dans le silence et l’humilité. C’est la respiration nécessaire pour accueillir le souffle de l’Esprit afin d’en vivre jour après jour, instant après instant. C’est un temps d’adoration qui favorise l’accueil   de la présence de Dieu et de sa Parole, véritable nourriture qui fait vivre. C’est sur la montagne, lieu de silence et de prise de hauteur, que les Apôtres font l’expérience de la Transfiguration.

Le Carême est le joyeux temps du partage dans la reconnaissance que l’autre, les autres peuvent devenir le prochain. C’est le moment idéal pour se laisser appeler à ouvrir les yeux, les oreilles, le cœur comme l’aveugle-né ou la Samaritaine. Chacun porte en lui des capacités et des richesses qui ne demandent qu’à être partagées. Il y a tant d’hommes, de femmes, de jeunes et d’enfants qui attendent notre solidarité et notre vraie fraternité…

Le Carême est aussi le temps du jeûne, de la purification de nos corps et de nos cœurs. Certaines privations permettent de découvrir ou de redécouvrir la nécessité des équilibres. Nous sommes encombrés parfois de trop de nourriture et de choses matérielles. Le jeûne biblique favorise le retour à des choix permettant de retrouver la vraie liberté des enfants de Dieu.

Oui, nous avons quarante jours pour laisser le Seigneur faire en nous sa demeure et nous convertir pleinement dans la foi, l’espérance et l’amour, pour mieux vivre la nouveauté du matin de Pâques.

Bon Carême
Père Jean Le Rétif


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